| Archives: mai 2019

Award 1243 (second degree) – C/P Synacomex 90 – Disponent owner – Rice cargo – Long waiting on roads at discharging – Two fumigations ordered by the head-owner – Partial payment of fumigation costs by the voyage charterer.

A cargo of rice was loaded in South America for two West-African ports. After having discharged in the first port, the vessel waited about 7 months on roads before discharging in the second port. A first fumigation had to be carried out more than 4 months after arrival on roads, followed by a second one two months later, both ordered by the Head-Owner although more expensive than those proposed by the
voyage Charterer. The Disponent Owner claimed to the latter to be refunded of a sum he paid to the Head-Owner in settlement of the fumigations. The Charterer vindicated his refusal arguing the Disponent Owner violated the charter-party clauses related to the fumigation, so its entire cost should be borne by him.
After analyzing two provisions of the charter-party, the arbitral Tribunal considered the refusal by the Disponent Owner to authorize the intervention of the professional appointed by the Charterer was indeed a violation of the charter-party. On the other hand, as the cargo infestation resulted from the duration of the waiting on roads, the
fumigations cost should be paid normally by the Charterer. For the first fumigation, the tribunal decided its cost should be limited to the amount of a quote the Charterer had requested from an operator, but for the second one for which no objection was raised, the Charterer had to pay the invoiced price. The claim related to supervision and appended costs was rejected, mainly in consideration of the violation of the contract by the Disponent Owner.

 


Sentence 1243 – 2nd degré – C/P Synacomex 90 – Armateur disposant – Cargaison de riz – Longue attente sur rade au déchargement – Deux fumigations sur instructions de l’armateur de tête – Paiement partiel du coût des fumigations par l’affréteur au voyage.

Une cargaison de riz fut chargée en Amérique du Sud vers deux ports d’Afrique de l’Ouest. Après déchargement dans le premier port, le navire attendit sur rade environ 7 mois avant de pouvoir décharger dans le deuxième. Une première fumigation dut être effectuée plus de 4 mois après l’arrivée sur rade suivie d’une seconde deux mois plus tard, toutes deux organisées par l’armateur de tête, bien que plus coûteuses que celles proposées par l’affréteur au voyage. L’armateur disposant réclamait à ce dernier une somme qu’il avait dû payer à l’armateur de tête au titre des fumigations. L’affréteur justifiait son refus en soutenant que l’armateur disposant avait violé les clauses de la charte relatives à la fumigation dont le coût intégral devait donc lui incomber.
En analysant deux dispositions de la charte, le Tribunal arbitral a jugé que le refus par l’armateur disposant d’autoriser l’intervention du professionnel désigné par l’affréteur était bien une violation de la charte-partie. D’un autre côté, puisque l’infestation de la cargaison résultait de la durée de l’attente sur rade, le coût des fumigations devaient incomber en principe à l’affréteur. Pour la première fumigation, le tribunal a jugé que l’affréteur ne devait payer que le montant d’un devis qu’il avait sollicité d’un opérateur, mais que pour la seconde envers laquelle n’avait pas été élevée d’objection, l’affréteur devait supporter le prix réellement facturé. La demande concernant les frais de supervision et annexes a été rejetée au motif principal de la violation du contrat par l’armateur disposant.

 


Archives