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Award 1247 – C/P Synacomex 90 – Wheat in bulk – Belated customs clearance of the ship after loading – Demurrage computation – Defendant unrepresented.
After entering the port of loading’s ice zone and loading a cargo of wheat, the ship had to wait several days for lack of customs documents before being granted permission to go back to sea. The shipowner claimed payment of demurrage for this delay, which was refused by the charterer, who was not represented at the arbitral hearing.

In the absence of the defendant, the Arbitral Tribunal ruled in accordance with article 472 of the Code of Civil Procedure. On the basis of the documents submitted by the claimant, the Tribunal held that there was a causal connection between payment for the goods and issuance of the documents upon which customs clearance of the ship was conditional. And yet, even though according to the charter party the customs clearance procedures were the shipowner’s responsibility, it was demonstrated that the shipowner could not obtain clearance owing to the charterer’s belated payment for the goods. The Arbitral Tribunal concluded that the charterer should pay compensation for the lost time at the demurrage rate stated in the charter party. It awarded the claimant a sum under article 700 of the Code of Civil Procedure and ruled that the defendant alone would bear the costs of arbitration.


Sentence 1247 – C/P Synacomex 90 – Blé en vrac – Retard dans le dédouanement du navire après chargement – Calcul des surestaries – Défendeur non représenté.
Après avoir accédé au port de chargement en zone de glaces et chargé une cargaison de blé, le navire dut attendre plusieurs jours, faute de documents douaniers, pour obtenir l’autorisation de reprendre la mer. Le fréteur réclamait le paiement de surestaries pour ce retard, ce que lui avait refusé l’affréteur qui n’était pas représenté à l’arbitrage.

En l’absence du défendeur, le tribunal arbitral a rendu sa décision conformément à l’art. 472 du Code de procédure civile. Au vu des pièces produites par le demandeur, il a constaté qu’il y avait un lien de causalité entre le paiement de la marchandise et la libération des documents conditionnant le dédouanement du navire. Or, même si selon la charte-partie les opérations de dédouanement relevaient de la responsabilité de l’armateur, il était démontré que l’armateur ne pouvait l’obtenir en raison du retard du paiement de la marchandise par l’affréteur. Le tribunal arbitral en a conclu que le temps ainsi perdu devait être indemnisé par l’affréteur au taux de surestaries prévu par la charte-partie. Il a accordé au demandeur une somme au titre de l’article 700 CPC et décidé que le défendeur devait supporter seul les frais de l’arbitrage.


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